L'histoire générale du Pellerin

Quelle est l'origine du Pellerin ? 
Ce nom unique est exprimé dans les vieux actes par le mot latin "peregrinum" ou "peregrino", selon le cas, qui veut dire voyageur ou pèlerin. Au moyen-âge On parle pour la première fois semble-t-il du Pellerin en 1040. 

Orhuande, dame du Pellerin, avait épousé un noble guerrier : Ruald le Bastard. Il leur naquit un fils. Reconnaissant, le père de Ruald fonda le prieuré du Pellerin et y établit une congrégation monastique. Dès le XIème siècle, Le Pellerin est un lieu de passage pour les pélerins bretons se rendant à Saint-Jacques de Compos-telle.

En 1214, des pellerinais prennent part à la bataille de Bouvines où le roi Philippe le Bel gagna la bataille contre les anglais. En reconnaissance de l'aide apportée, la famille Ruald-Bastard reçu le privilège de mettre dans ses armes une fleur de lys d'or.

Un château féodal appartenant au seigneur Rouaud Bastard surplombait la Loire (probablement sur l'emplacement de l'actuelle caserne des pompiers). Ce puissant personnage fera don à Saint-Martin et aux moines de Marmoutiers du prieuré et de l'église Sainte-Marie.

Une période tourmentée : 

Louis XIV accorda à la ville l'autorisation de deux foires annuelles. Le Pellerin, avant-port habituel de Nantes, fut très actif jusqu'au début du XVIIIème siècle. Fort de 400 âmes, Le Pellerin bénéficiait en effet d'une rade parfaitement abritée : de nombreux chantiers pour les navires vont alors s'implanter le long de la berge.

La paroisse aura à subir plusieurs incursions militaires du fait de sa position stratégique. Le bourg sera occupé et rançonné au cours des siècles par les normands, les anglais, les espagnols etc... L'un des plus illustres personnages de la Révolution, Joseph Fouché est né au Pellerin. 1793 verra la destruction du bourg. L'âge moderne : le développement économique La place de la Bascule - 9.5 ko La place de la Bascule

Le XIXème siècle sera celui du retour à la prospérité. De nombreuses reconstructions datent de cette époque : >1838, chaussée d'embarquement et quais >1840, nouveau cimetière, >1850, viaduc de sept arches entre Le Pellerin et Saint-Jean >1851, nouvelle église. En 1870, une souscription dota la commune de sa première pompe à incendie. Des capitaines et chirurgiens de Marine vont alors construire sur les quais du Pellerin de jolies demeures surplombant la Loire. Plusieurs vinaigreries, un chantier de réparation du matériel des Ponts et Chaussées et la pêche en rivière redonnent vie au village.

Le grand événement du XIXème siècle fut l'ouverture du canal de la Martinière. Il fut creusé de 1884 à 1892 pour permettre aux navires de 6 mètres de tirant d'eau de monter à Nantes en évitant les hauts-fonds de la Loire. Pour réparer les dragues et les engins utilisés au percement du canal, on établit un atelier aux Coteaux. Modeste chantier à l'origine, il prit peu à peu de l'importance et il est devenu le bel atelier actuel, qui donne à ce coin du quai l'aspect d'un petit port de constructions navales. Le premier bateau qui emprunta le canal fut un navire norvégien chargé de bois. Mais dès 1909 aucun bateau ne passait plus à la Martinière.... Devenu cimetière des vaisseaux, le canal vit mourir sur ses eaux calmes les derniers grands voiliers coureurs des mers.

L'histoire contemporaine :

Après les deux guerres mondiales du XXème siècle, Le Pellerin a su se tourner vers son avenir sans jamais oublier son histoire. Le passé maritime du Pellerin, par exemple, reste aujourd'hui une empreinte forte de son identité ; le succès du marché du samedi matin n'est pas non plus étranger à l'ancienne ville de foires.

L'histoire du Pellerin est toujours vivante, notamment aux travers des noms de rue à découvrir dans la rubrique « promenade dans les ruelle typiques du vieux bourg ».

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