La ville au Vay

Avec près de 200 membres portés par l'intérêt de l'histoire locale, l'association Autrefois Le Pellerin œuvre depuis plus de 20 ans à entretenir la mémoire de la ville, à travers la conservation et la mise en valeur du patrimoine local et la publication d'ouvrages. dans chaque numéro des «Nouvelles du Pellerin», ses membres mettent en lumière un élément de l’histoire ou du patrimoine Pellerinais.

Si le premier propriétaire de cette belle demeure fut Jacques Rocays, en 1500, de nombreux propriétaires se succédèrent au fil du temps, des héritages et des mariages... incendié par les troupes de Besseyr en 1793,le château fut reconstruit sous la forme de cette demeure que l'on peut voir aujourd'hui.  

Il était une fois la Ville au Vay... 

Aux environs de 1855, Monsieur Lenoir qui habite alors le château y créera une laiterie, reprise par la suite par Monsieur Dupont. en 1918, c’est la biscuiterie LU qui achète la laiterie dont Monsieur Raynaud prendra alors la direction. À cette époque, le lait était collecté aux alentours du Pellerin par bidons de 50 litres et transporté par charrettes. Viendra par la suite le camion qui assurera le transport du lait vers l'usine LU à Nantes. À la laiterie sera ajouté un élevage de 600 poules. Les oeufs produits iront aussi à la biscuiterie LU pour la confection des gâteaux. Une framboiseraie fournissait les fruits nécessaires à la confection des petits gâteaux ''Pailles d'or'', bien connus encore aujourd’hui. s’ajoutera ensuite un élevage de 300 porcs, nourris avec le ''petit lait' (résidu de la fabrication du beurre) et les débris de gâteaux brisés invendables. Certains se rappellent encore, qu’enfant, ces débris de gâteaux délicieux finissaient aussi dans les poches quand ils passaient par là au gré de leurs balades... Pendant la guerre 39-45, on avait coutume de mettre des paquets de gâteaux LU dans les colis des prisonniers en Allemagne. En 1961, Monsieur Fillaud rachètera l'entreprise et s’associera au magasin intermarché. Enfin, avec le projet de centrale nucléaire, c’est EDF qui fera l’acquisition du domaine en 1976 pour y loger son personnel cadre. Le projet abandonné, le château sera alors délaissé et détérioré. C’est aux derniers propriétaires successifs que l’édifice doit sa remise en état.

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