Le Moulin Collet

Autrefois, 4 moulins étaient en activité au Pellerin. Si le moulin de la Mare, à l’époque situé face à l'ancienne gendarmerie de la rue de la Jouardais, a aujourd’hui disparu, les trois autres, bien qu’ayant totalement perdu leur fonction initiale demeurent dans la commune. Nous vous invitons à découvrir dans ce numéro, quelques vestiges de l’histoire du moulin Collet...
On peut estimer que ce moulin fut construit au 15esiècle. En effet, des documents issus des Archives de la Chambre des Comptes du Duc de Bretagne attestent que ''le Moulin Collecte'' fut acquis par '' Les hoire Guille Manceau'' en 1540. Il y est aussi noté que le 7 mai 1543 sont recherchés des fonds pour pouvoir remettre en état le moulin dont seul le fût de pierre est debout. Plus tard, le Moulin Collecte deviendra Moulin Neuf. Il sera incendié pendant la Révolution. En 1867, le moulin sera équipé d’ailes Berton (lamelles en bois), ce qui permettra au meunier de ne plus monter dans les ailes pour accrocher les voilures. Son nouveau propriétaire Jean Grollier sera surnommé ''Grand-Père grand semelle''. Le déclin du moulin surviendra pendant la guerre de;14-18. En 1914, le meunier part à la guerre et l’apparition des boulangeries font décliner l’activité du moulin. Ses ailes seront alors déposées car un moulin équipé de ses ailes paye des taxes, même s'il est inutilisé. Pendant l’été 1944, bien que dépourvu de ses ailes, le moulin va reprendre du service et fournir pendant 17 jours, de la farine à la population, grâce à un système mis en place par des ouvriers de l’atelier des Coteaux (les meules seront actionnées par une courroie et un moteur diesel installé au pied du moulin). Augustin Friord, chargé de l'opération, sera appelé '' Grand semelle petit talon''. En 1945, le propriétaire du moulin, Fernand Séguineau, se tue lors d'une chute de cheval. Les ailes ne pourront être mises en croix de St André en signe de deuil comme le voulait la tradition. De ce fait les abeilles du meunier vont mourir car son fils ne leur n'a pas fait porter le deuil, un foulard noir accroché à la ''bournail''. A l'époque les meuniers avaient toujours des abeilles pour s'occuper les jours sans vent. La même année la foudre s’abat sur la toiture du moulin. Les assurances de l’époque ne couvrant pas ce genre de dommages, l’édifice ne sera pas remis en état et restera ainsi jusque dans les années 90 ou sa toiture sera déposée afin de sauvegarder le fût et certaines pièces démontées et utilisées pour aider à la réfection du moulin Rotard. Depuis, il a fait l’objet d’une restauration et a été transformé en habitation.
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